Le frelon asiatique fait partie des nouvelles espèces exotiques envahissantes. Originaire d’Asie, cette espèce s’est adaptée à notre climat et est considérée comme invasive, car elle ne possède pas de prédateur naturel.

Le frelon asiatique est problématique car il s’attaque aux insectes mais surtout à nos abeilles, essentielles à la pollinisation des fleurs et à la production de fruits. En milieu urbain, les abeilles constituent deux tiers du régime alimentaire des frelons. Ces derniers se postent devant les ruches et les attrapent au vol. Selon une étude française, en l’absence de protection adéquate, 30% des colonies d’abeilles pourraient dépérir (source : biodiversité.wallonie.be).
L’activité du frelon débute au printemps. Les fondatrices qui ont survécu à l’hiver construisent un nid dans un endroit protégé. Ce nid, de la taille d’une balle de tennis, est généralement situé à moins d’un mètre cinquante du sol. Il ressemble à un nid de guêpe. Lorsque le nid devient trop petit vers la fin juin, les frelons en construisent un nouveau, beaucoup plus grand (pouvant atteindre 80 cm de diamètre), en hauteur, généralement en haut d’un arbre. En hiver, on peut apercevoir les nids mais il n’est plus nécessaire de les détruire, car ils sont remplis de frelon morts. Un ancien nid ne sera pas réutilisé l’année suivante. Les fondatrices, quant à elles, quittent le nid pour passer l’hiver cachées dans un tas de bois ou dans une autre cachette.
Il est fortement déconseillé de détruire soi-même un nid (même petit), car le frelon est très protecteur. La colonie peut se sentir agressée dès qu’on s’approche à moins de 5 m de son nid. Lors d’une attaque, en plus de piquer, ils peuvent projeter un liquide provoquant des lésions oculaires. Si vous êtes allergique ou si vous avez reçu plus de 20 piqûres, n’hésitez pas à consulter un médecin ou à contacter le centre antipoison.
Il existe deux périodes propices pour agir sur la population de frelons : au printemps, en piégeant les fondatrices, ou entre le printemps et l’automne, en détruisant les nids.
La commune de Stoumont a décidé de prendre des mesures contre cette espèce envahissante. Avec l’aide du Contrat Rivière Ourthe Amblève et de la Province de Liège, elle va mettra à disposition des pièges à frelons pour les citoyens intéressés.
Depuis cette année, une prime est disponible pour la destruction des nids de frelons. La commune prend en charge 50 % du coût de l’intervention pour détruire un nid (avec un maximum de 75 €).